Publications scientifiques

Climate Interconnectedness and Financial Stability (2024)
Finance. 45: 145-195 (2024/1)
Miia Chabot, Jean-Louis Bertrand, Valentin Courquin
https://www.cairn.info/revue-finance-2024-1-page-145.htm

Résumé

Les risques climatiques affectent directement un large éventail d’entreprises non financières et indirectement les institutions financières qui leur prêtent ou investissent dans celles-ci. Dans cet article, nous explorons l’influence des risques climatiques sur la stabilité financière des institutions financières européennes en utilisant l’analyse des réseaux et les régressions par panel. La détermination des variables d’interconnexion et les représentations graphiques des réseaux climatiques permettent d’identifier les institutions financières d’importance systémique et les concentrations de risques. Notre travail contribue au développement de nouvelles mesures macroprudentielles pour capturer les risques climatiques et traiter les risques liés au climat d’un point de vue systémique.

Climate risks and financial stability: Evidence from the European financial system (2023)
Journal of Financial Stability. 69: 101190
Miia Chabot, Jean-Louis Bertrand
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1572308923000906

Résumé

Les risques liés au climat sont devenus une préoccupation majeure pour les régulateurs financiers et peuvent constituer une menace importante pour la stabilité financière. Dans cet article, nous proposons d’abord un cadre théorique pour la transmission des risques climatiques aux institutions financières et au système financier. Nous estimons ensuite l’influence des risques physiques et de transition sur le système financier européen à travers des mesures de stabilité financière au niveau des banques et à l’échelle du système. Nos analyses révèlent que les émissions de gaz à effet de serre du Scope 3, ainsi que les risques climatiques chroniques et aigus, affectent négativement la stabilité financière tant au niveau des institutions financières que du système dans son ensemble. Les anomalies de température, les vagues de chaleur, les incendies de forêt et les sécheresses figurent parmi les risques les plus significatifs. Alors que l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde, nos résultats théoriques et empiriques incitent les régulateurs à rendre obligatoire l’évaluation et la divulgation des risques climatiques par les entreprises afin de permettre aux banques d’ajuster leurs exigences prudentielles en matière de fonds propres.

Protecting franchise chains against weather risk: A design science approach (2021)
Journal of Business Research 125: 187-200
Jean-Louis Bertrand, Xavier Brusset, Miia Chabot
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0148296320308511

Résumé

Les franchisés sont souvent des propriétaires de petites entreprises dont les ventes, la rentabilité et l’équilibre financier au cours des premières années d’activité sont de plus en plus affectés par la variabilité des conditions météorologiques. La littérature a analysé l’efficacité des diverses garanties offertes par les franchiseurs dans les contrats de franchise, mais le cas de la couverture du risque météorologique local auquel chaque franchisé est exposé n’a jamais été abordé. En utilisant la science de la conception, nous montrons que les franchiseurs opérant dans l’un des secteurs d’activité constituant les 70 % les plus exposés aux risques météorologiques peuvent soutenir la mise en place de franchises, mesurer leur risque météorologique et incorporer dans le contrat de franchise des protections financières contre les conséquences de conditions météorologiques défavorables. Ce faisant, ils peuvent réduire le risque de détresse financière, fournir un service innovant et renforcer la qualité de la relation avec leurs franchisés.

Stock returns and weather: The case of European listed energy firms (2020)
Finance. 41(3): 51-92
Jean-Louis Bertrand, Miia Chabot
https://www.cairn.info/revue-finance-2020-3-page-51.htm?ref=doi

Résumé

L’influence des conditions météorologiques sur les marchés boursiers a été principalement étudiée dans le cadre de la finance comportementale. En utilisant un CAPM étendu aux conditions météorologiques appliqué aux entreprises énergétiques européennes, nous montrons que les informations relatives aux conditions météorologiques ont peu d’influence sur les rendements et mettent en évidence une inefficacité significative du marché due à un effet de décalage des conditions météorologiques. Nous constatons que l’erreur entre les rendements attendus et observés diminue en moyenne de 20 % lorsque l’on utilise le CAPM étendu aux conditions météorologiques par rapport au CAPM traditionnel. Avec l’augmentation de la variabilité climatique, ces résultats devraient encourager les analystes à prendre en compte l’impact des conditions météorologiques sur les rendements des actions des 70 % d’entreprises exposées aux conditions météorologiques.

Understanding the economic effects of abnormal weather to mitigate the risk of business failures (2019)
Journal of Business Research 98: 391-402
Jean-Louis Bertrand, Miia Chabot (Parnaudeau)
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S014829631730334X

Résumé

Chaud ou froid, humide ou sec, le temps a un impact sur presque tous les secteurs d’activité, puisque 70 % des entreprises sont exposées à des variations inattendues qui influencent la demande de biens et de services. Les pertes financières causées par des conditions météorologiques défavorables, qui ne semblaient pas suffisamment importantes pour avoir un impact ou pour nécessiter une gestion il y a dix ans, peuvent maintenant en avoir un, car la fréquence et la gravité des conditions météorologiques anormales ont augmenté de façon spectaculaire. L’augmentation de la fiabilité des données météorologiques et le développement de nouveaux outils d’atténuation des risques ont également multiplié les études sur la contribution des conditions météorologiques à la détresse financière. En s’appuyant sur le secteur de la vente au détail au Royaume-Uni pour obtenir des preuves empiriques, cet article propose une méthodologie pour déterminer la contribution des conditions météorologiques aux ventes et pour structurer les produits financiers afin de réduire les conséquences des conditions météorologiques défavorables sur les flux de trésorerie prévus. Nos résultats ouvrent de nouvelles perspectives de recherche pour que les conditions météorologiques soient considérées comme une cause supplémentaire de faillite d’entreprise.

Hedging weather risk and coordinating supply chains (2018)
Journal of Operations Management. 64:41-52
Xavier Brusset, Jean-Louis Bertrand

Abstract

The sales of many products can be influenced by weather conditions, positively or negatively. For the manufacturers in question, one of their entrepreneurial risks is to incur lower than expected sales because of adverse weather conditions. The variability of weather conditions is expected to continue to rise because of climate change. Manufacturers can choose to do nothing and suffer the financial consequences, or transfer the weather risk partly or wholly to others. This paper presents an approach to transfer weather risks to risk takers and reduce sales volatility using weather index-based financial instruments. In our approach, the risk of adverse weather conditions is calculated on the basis of adverse conditions observed in the past. We do not use forecasts of weather conditions. We illustrate our action design with case studies of three companies: a company manufacturing automotive replacement parts, a clothing company and a company producing of sunscreen products. We demonstrate its efficiency in reducing cash-flow uncertainty and potential losses caused by adverse weather, and in influencing sales to the next tier.

The contribution of weather variability to economic sectors (2018)
Applied Economics. 50(43): 4632-4649
Miia Chabot (Parnaudeau), Jean-Louis Bertrand

https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/00036846.2018.1458200

Abstract

Every day, people make economic decisions based on the weather, affecting sales of companies in a wide range of economic sectors. In many cases, the impact of weather on sales is not constant from one season to the next. Yet, the existing research to estimate the influence of temperature on annual sales has not analysed the relationship per season, resulting in potential washout effects and underestimated weather impacts. Drawing upon French economic sectors for empirical evidence, we break down the analysis of the relationship between weather and monthly sales by season. Our methodology provides the cumulative annual contribution of weather to sales and allows deriving the maximum potential annual impact of adverse weather. With our results, analysts and risk managers can better understand the exposure to abnormal weather and consider the potential benefits of mitigating weather risk using the weather parameters we identify to structure bespoke index-based financial instruments.

Managing the financial consequences of weather variability (2018)
Journal of Asset Management. 19: 301-315
Jean-Louis Bertrand, Xavier Brusset
https://link.springer.com/article/10.1057/s41260-018-0083-x

Abstract

Cool summers or warm winters affect sales of scores of products of all businesses operating in the 70% of activity sectors that are exposed to weather variability. The renewed interest in investigating the role of weather on business activity is prompted by the development of the weather index-based financial market, fostered by increasing weather variability and more reliable weather data. Drawing on the case of a manufacturer of sunscreen products, we model the influence of weather on sales in a way that supports the implementation of index-based financial cover. We evaluate the maximum potential sales loss caused by adverse weather, construct a weather index-based cover, and demonstrate its effectiveness in reducing sales variability. Knowledge of models that link weather and sales allows analysts and asset managers to better understand the contribution of weather to sales, to anticipate its effects on financial performance, and to implement risk mitigation strategies.

Severe Weather Threatens Businesses. It’s Time to Measure and Disclose the Risks (2017)
Harvard Business Review
Jean-Louis Bertrand, Miia Chabot (Parnaudeau)
https://hbr.org/2017/09/severe-weather-threatens-businesses-its-time-to-measure-and-disclose-the-risks

Résumé

Les recherches existantes n’ont pas permis de fournir aux gestionnaires une compréhension claire et exploitable de leur exposition à la variabilité météorologique. L’une des raisons en est le manque d’accès à des données météorologiques historiques fiables nécessaires pour modéliser l’exposition des entreprises individuelles au risque météorologique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le big data et l’informatique en nuage permettent de stocker et de gérer les énormes quantités de données météorologiques nécessaires pour évaluer les risques météorologiques partout dans le monde, fixer les prix et fournir des produits de couverture sur mesure via des plateformes internet dans des délais acceptables pour les clients et les vendeurs de couverture.

Notre recherche s’est concentrée sur la manière dont les entreprises peuvent gérer les risques liés aux conditions météorologiques, notamment en estimant les pertes potentielles et leur probabilité, et en utilisant des instruments financiers pour se couvrir contre ce risque. En nous appuyant sur les données empiriques des secteurs de la vente au détail au Royaume-Uni, nous avons mis au point une méthodologie pour évaluer et couvrir l’exposition des ventes aux risques météorologiques. Ce faisant, nous avons découvert que les conditions météorologiques ont un impact plus important sur les ventes que ce qui avait été estimé précédemment. Sans surprise, les risques varient considérablement d’un secteur à l’autre. Enfin, nos estimations suggèrent que la couverture des risques météorologiques pourrait aider les entreprises à éviter la possibilité très réelle d’une détresse financière liée aux conditions météorologiques

No more blaming the weather: a retailer’s approach to measuring and managing weather variability (2017)
International Journal of Retail & Distribution Management. 45 (7/8): 730-761
Jean-Louis Bertrand, Miia Chabot (Parnaudeau)
https://www.emerald.com/insight/content/doi/10.1108/IJRDM-09-2016-0152/full/html

Résumé

Dans ce document, les auteurs produisent une analyse détaillée de l’exposition de chaque secteur du commerce de détail aux conditions météorologiques non saisonnières. C’est la première fois que tous les secteurs du commerce de détail sont analysés et classés par saison au niveau national. Les auteurs fournissent aux gestionnaires des informations exploitables pour améliorer leur compréhension de l’impact des conditions météorologiques sur les ventes au cours de chaque saison, et pour leur permettre de structurer des instruments basés sur des indices météorologiques avec des partenaires financiers.

Assessing and hedging the cost of unseasonal weather: Case of the apparel sector (2015)
European Journal of Operational Research. 244: 261-276
Jean-Louis Bertrand, Xavier Brusset, Maxime Fortin
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0377221715000326

Résumé

Les activités de vente au détail sont de plus en plus exposées à des conditions météorologiques non saisonnières qui entraînent des pertes de ventes et de bénéfices, car le changement climatique aggrave la variabilité du climat. Bien que la recherche ait permis de mieux comprendre le rôle des conditions météorologiques sur la consommation, on sait peu de choses sur la relation précise entre les conditions météorologiques et les ventes pour la prise de décisions stratégiques et financières. En utilisant l’habillement comme illustration pour toutes les saisons, nous estimons l’impact sur les ventes causé par des déviations inattendues de la température journalière par rapport aux modèles saisonniers. Nous appliquons la décomposition des tendances saisonnières à l’aide de Loess pour isoler les changements dans les volumes de vente. Nous utilisons une régression linéaire pour trouver la relation entre la température et les anomalies des ventes, et nous construisons la distribution historique pour déterminer les ventes à risque dues à des conditions météorologiques non saisonnières. Nous montrons comment utiliser les produits dérivés météorologiques pour compenser la perte potentielle. Notre contribution est double : nous fournissons une nouvelle méthode générale permettant aux dirigeants de comprendre comment leurs performances sont liées aux conditions météorologiques, et nous proposons un modèle de produits dérivés météorologiques sur mesure pour atténuer ce risque.